Dégradation de Moody’s : casser ce cercle vicieux

L’agende Moody’s vient de dégrader la France d’un cran (Aa1 au lieu des trois A). Cette dégradation confirme malheureusement ce que nous disons depuis des semaines : François Hollande a beau adopter le Traité Merkozy sans aucune modification, prévoir 60 milliards d’économie d’ici 2017, faire voter un budget d’austérité pour 2013 et un pacte de compétitivité qui enthousiasment Mme Parisot, rien ne sera jamais assez beau pour les marchés et la spéculation. D’ailleurs l’agence justifie sa dégradation en invoquant de « multiples défis structurels », « une perte de compétitivité graduelle mais continue » et « des rigidités des marchés du travail, des biens et des services ».

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, il s’agit moins de pénaliser le bilan de Nicolas Sarkozy que de mettre la pression sur le gouvernement socialiste pour qu’il aille toujours plus loin dans la voie libérale. En réalité le système financier ne juge les politiques qu’en terme de profit qu’elles lui rapportent : Elles ne sont pas suffisamment austères et libérales ? Il les condamne ! Elles sont trop austères ? Il s’inquiète de leur capacité à relancer la machine économique.

Il n’y a qu’une solution : ne plus jouer le jeu de ce Minotaure des temps modernes. Il faut avoir le courage de rompre ce cercle vicieux. Osons !

Non à la hausse de la TVA !

Eric Coquerel a interpelé le Président sur les mesures d’austérité du gouvernement et notamment la hausse de la TVA dans les transports :

Au mois de Juillet, vous animiez un atelier de la conférence sociale organisée par le gouvernement. Nous vous avions interpelé à cette occasion.

Aujourd’hui, Louis Gallois, commissaire général à l’investissement, a remis dans un rapport les conclusions de cette conférence vantant un nécessaire choc de compétitivité.

Le patronat et l’UMP attendaient Louis Gallois comme le messie des bonnes nouvelles libérales, ils ne doivent pas être déçus : baisse des cotisations sociales, exploitation des gaz de schiste, amplification des contrats d’alternance, fiscalité plus favorable pour l’assurance-vie placée en actions, etc.

Pourtant la gauche c’est prendre le parti des salariés et de l’intérêt général, pas celui de la compétitivité et de la réduction du « coût » du travail au profit du capital !

Le groupe Front de Gauche & Alternatifs vote contre le projet de SDRIF

Je voulais commencer cette intervention effectivement par remercier d’abord Alain Amedro pour sa disponibilité et la façon dont il a essayé en tout cas de mener une discussion. Je n’oublie pas les services qui ont apporté toute leur contribution à ce SDRIF dans un temps qui, pour reprendre les propos de Monsieur Gauducheau, n’était pas contraint comme ça par hasard mais auquelnous nous sommes nous-mêmes contraints, qui est évidemment le problème que nous avions pointé dès le départ.

Pages