En soutien aux salariés de Pétroplus

A l'appel de l'intersyndicale des salariés de la raffinerie Petroplus de Petite-Couronne, les partis politiques étaient conviés à apporter leur soutien ce mardi 4 février à quelques heures de l'expiration du délai pour déposer les offres sur la raffinerie et ses 470 salariés auprès de l'administrateur judiciaire de Rouen. Je m'y suis retrouvé, accompagné d'une trentaine de militants du PG de Seine-Maritime dont notre conseiller régional de Haute-Normandie Christian Gauthier. Après une intervention aussi combative qu'émouvante du porte-parole de l'intersyndicale Yvon Scornet, je suis intervenu au nom du PG quelques minutes après le député socialiste Guillaume Bachelay.

Le Front de gauche a une nouvelle boussole

J’inaugure là mon nouveau blog. Je n’avais pas eu le temps depuis des mois de remplir l’ancienne version de mon blog, peu pratique il est vrai. En cette nouvelle année, j’ai donc pris de bonnes résolutions : j’ai pris l’engagement de davantage d’assiduité. Et on verra si mes taches militantes, mon mandat d’élu et mes occupations professionnelles me le permettront dans la durée. Mais le texte que je souhaitais présenter aujourd’hui mérite assurément d’inaugurer ce blog.  « Imposer une alternative à l’austérité », tel est son nom, n’est rien de moins que le document d’orientation du Front de Gauche pour les mois à venir.

Renault franchit la ligne blanche, le gouvernement s’en satisfait !

 Représentant de l’état qui est actionnaire à 15 % de Renault, Arnaud Montebourg commet une faute vis à vis des salariés en expliquant que le constructeur ne franchit pas la ligne rouge en annonçant 7500 suppressions d’emploi d’ici 2016. Ainsi 7500 emplois supprimés chez Renault (15% des effectifs) ne constitueraient pas un plan plan social à l’inverse de PSA qui en annonce 8000 (10%). La raison : Renault ne fermerait pas de site ! Ainsi il suffirait pour de "répartir" les suppressions d’emplois pour le rendre acceptables...
Mais pire, le ministre fait mine d’oublier que ce vrai faux plan social est assorti d’un chantage odieux : la direction fermera un site, si les syndicats ne signent pas un accord de compétitivité qui rabote les droits des salariés. Voilà une entreprise qui saurait se servir des accords flexibilité voulus par le MEFEF si le parlement les adopte ! 

 

À propos du départ de Marc Dolez

Marc Dolez a choisi d'annoncer son départ du PG dans une interview à Libération. Ce départ s'explique par de réelles divergences politiques. Nous nous étonnons de la forme de cette annonce aussi soudaine que médiatique. Ces divergences auraient largement pu s'exprimer dans le cadre du Conseil national lançant notre congrès. Cela n'a pas été le cas. A minima, Marc aurait pu réserver aux militants du PG la primeur des raisons de son départ.

Ce choix est dans le droit fil d'un travail solitaire que nous ne pouvons que regretter. Si le PCF assume le statut d'autonomie de ses élus, et notamment de ses parlementaires, Marc a adopté le même principe avec le PG sans que nous ayons pu en discuter collectivement. Nous nous sommes ainsi retrouvés avec notre seul député faisant des choix différents de son parti sans que nous n'ayons pu en débattre. Cela a été le cas du vote en faveur des emplois d'avenir, de la BPI ou encore de l'abstention lors du vote final du budget. De ce point de vue, son regret que "l’élaboration de (notre) contre budget s’est faite sans concertation avec les groupes parlementaires" pourrait paraître pour du second degré quand on sait qu'aucun des groupes de parlementaires en question, Marc Compris, n'a cherché à se concerter avec le FDG ni le PG.

Face à l’ultimatum des 98 rapaces : Résistance !

Ce sont pas les « cent familles » mais presque : les PDG des 98 plus grandes entreprises françaises ont lancé ce matin dans le JDD un ultimatum au gouvernement. Ils exigent, en vrac et entre autres, 60 milliards de dépenses publiques en moins, 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales en plus, la baisse de l’impôt sur les sociétés, la hausse de la TVA, l’exploitation des gaz se schiste...

Le pire n’est pas dans le contenu de cette pétition - on connait leur crédo ultra libéral - mais dans ce qu’elle signifie : loin d’être sur la défensive comme l’étaient les organisations patronales en 1981 ou 1997, ces 98 PDG estiment manifestement avoir de bonnes chances de faire entendre tout ou grande partie de leurs exigences ! Quoi d’étonnant : le budget d’austérité en cours de discussion au parlement, les mises en cause régulières par le gouvernement du "coût du travail" au nom de la compétitivité et la publication prochaine du rapport Gallois les poussent à offensive.

Après avoir donné raison aux « pigeons », Jean-Marc Ayrault va-t-il accepter d’obéir aux exigences de ces rapaces ? Mieux vaut compter sur la mobilisation de la gauche syndicale et politique pour faire face à ces déclarations de guerre sociale que sur un gouvernement qui a manifestement de plus en plus de mal à se souvenir qui sont ses ayant droits.

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