À propos de charte

2 Novembre 2016
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Quelques explications sur le projet de Charte politique pour les candidat-e-s investi-e-s par la France Insoumise aux élections législatives avant la rencontre de l'espace politique avec le PCF

Ce mercredi une délégation de l’espace politique de France Insoumise rencontrera officiellement le PCF. Cette réunion fait suite à la demande de Pierre Laurent de rencontrer Jean-Luc Mélenchon en tant que candidat à la présidentielle. A ce stade, au vu de débats, il est apparu plus logique et efficace qu’une délégation de l’espace de la campagne composé justement des représentants des partis et courants qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon (Leila Chaibi, Christian Audouin et Françoise Quainquard (communistes insoumis), Danièle Obono (Ensemble Insoumis), Roger Tropéano (NGS) et moi-même pour le PG), discute avec la représentation d’un autre parti susceptible de les rejoindre.

Lors de cette rencontre, nous présenterons une charte politique issue des travaux de la direction de la campagne, des enseignements tirés des ateliers qui ont eu lieu sur ce thème à la première convention des insoumis à Lille et des réflexions de l’espace politique. Cette charte a connu plusieurs versions. Elle peut naturellement être encore discutée pour être précisée si nécessaire. Mais ses points clefs ont déjà été amplement débattus dans les cadres cités ci-dessus. Ils ne peuvent donc être rabotés car ils engagent la nature du projet que contient le label commun « France Insoumise ». Le document sera finalisé après l’approbation des signataires de France Insoumise. Mais comme elle est déjà commentée dans la presse, qui plus est à partir d’une version ancienne, et que ce mercredi elle sera montrée à la direction du PCF, il est devenu nécessaire d’en expliquer les principales caractéristiques, tâche dont je m’acquitte dans cette note.

Elle part d’un principe simple : les élections législatives sont plus que jamais liées à l'élection présidentielle. Il n'y a pas 577 élections ayant chacune sa propre dynamique et sa propre stratégie électorale. Chacun comprendra que c’est une obligation si nous voulons une majorité à l’assemblée en cas d’élection à la présidence. C’est bien l’objectif.  Dans tous les cas, c’est nécessaire pour avoir le plus possible de député-e-s pour mener la bataille pour nos idées dans l’hémicycle et dans la société.

C’est si évident que pas un des candidats visant la victoire en 2017, et son parti ou mouvement qui le présente, n’ignore cette règle de bon sens. Pourtant, le FDG l’a méconnu dans le passé..

A bien des égards, cette charte tire d’ailleurs les enseignements des erreurs commises par le FDG après les 4 millions de voix obtenus par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Quelques semaines après, lors des législatives, l’ensemble des partis qui composaient cette alliance réunirent moins de la moitié des voix de son candidat à la présidentielle faute de véritable campagne nationale. La suite fut pire encore.

On ne recommence donc pas les mêmes erreurs.

La charte part d’un candidat commun à la présidentielle, d’un programme « l’avenir en commun » qui a réclamé des mois de travail, d’auditions, de contributions individuelles ou de partis soit bien plus que « l’humain d’abord » dont il est issu.

Ensuite elle donne donc les garanties d’une campagne liant présidentielle et législatives. Ce qui signifie que dans les 577 circonscriptions, les candidat-e-s investi-e-s par France Insoumise seront identifié-e-s par le même label national présent dans le matériel de campagne. C’est un gage d’efficacité pour une élection qui, doit-on le rappeler, n’est pas locale mais justement nationale.

Au soir des élections, hors de question de prendre le risque de voir déformé notre résultat. Il n’y a jamais eu meilleure (pire en fait) démonstration du caractère maintenu de cartel du FDG que ces soirées électorales réduisant son résultat à X % pour le PCF, X% pour le PG quand ne s’invitait pas aussi un % rangé en DVG ! Chacun là aussi comprendra à quel point cet éparpillement a été préjudiciable à la progression d’un FDG incapable de totaliser ses voix.

Pour cela, tous les candidat-e-s doivent être rattaché-e-s à la même étiquette politique « La France insoumise » lors du dépôt de candidature et donc à la même association de financement. J’ai bien compris que cette question, qui touche au financement des partis, est la plus sensible. On vient de voir pourquoi cette mécanique est indispensable pour ne pas revenir aux errements du passé. Pour autant, il n’est évidemment pas exigé d’un parti désireux de soutenir Jean-Luc Mélenchon et la démarche France Insoumise qu’il se dissolve. Un mécanisme d'accords de reversement entre cette association de financement et les candidats aux législatives ou le groupement politique particulier qu’ils désigneront est donc prévu. Pour la première comme pour la seconde fraction du financement public. On sait que cela fonctionne car figurez-vous que ce n’est pas chose nouvelle : pour les législatives de 2012, une association de financement commune, nommée « Force de gauche », a été créée entre le PG, Gauche Unitaire et une composante de l’actuel parti « Ensemble » ! Elle fonctionne d’ailleurs toujours et a permis le reversement des finances publiques depuis toutes ces années aux composantes de l’accord. De même, une association commune a prévu un pareil reversement pour la 2ème fraction du financement public (celle des déput-é-es élu-e-s). Bon prince, le PG avait même accepté que ce soit celle du PCF… Pour le PG, elle a fonctionné tant que son unique député élu, Marc Dolez, est resté membre de notre parti. Pourquoi ce qui a fonctionné ne serait-il plus possible ?

Enfin, parmi les exigences demandées aux candidat-e-s investie-e-s par France Insoumise, figure ce qui était considéré comme un minimum d’engagement collectif naguère. Et d’abord celle-ci : une fois élu-e, il respecte la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise conformément au programme l'Avenir en commun ! Respecter le programme c’est un minimum ! Ensuite que chaque élu assume au nom du groupe au moins deux réunions publiques par an dans sa circonscription pour faire un compte rendu de mandat. Enfin la charte prévoit de  respecter, pour le coup je cite, « une coopération politique avec le mouvement France insoumise, quelle que soit la forme que les signataires lui auront donné alors, afin d'examiner ensemble les projets de loi les plus importants, s'accorder sur les propositions à porter aux débats de l'assemblée nationale et le consulter pour chaque vote important et notamment celui du budget de l’Etat et de la sécurité sociale ». Je cite car j’ai cru comprendre que pour André Chassaigne il s’agissait là du « retour au fonctionnement de la IIIe Internationale, avec un chef qui dicte la décision ». Je laisse au député du Puy-de-Dôme la responsabilité de ses critiques de celle qui fut l’Internationale de son parti, chacun comprendra que je ne souhaite pas m’immiscer dans un débat peut-être interne. Mais à la lecture de cet extrait de la charte on constatera qu’il est difficile de réduire une « coopération politique » au diktat d’un « chef » à ses député-e-s. Seulement là aussi chat échaudé craint l’eau froide : depuis 2012, toutes les composantes du FDG ont dû accepter que son groupe d’élus lui « dicte ses décisions ».  Que le PCF ait pris pour règle une totale autonomie de ses élus le regarde évidemment mais ce n’était pas nécessairement celles des autres partis qui composaient le FDG. Pourtant tous ont du s’y résoudre ! Se donner des garanties pour que dans l’avenir il y ait au moins une coopération sur les principales lois entre les élu-e-s groupe et celles et ceux qui ont fait campagne pour les élire paraît quand même loin de la dictature de Staline. C’est tout simplement la logique pour un mouvement reposant sur une citoyenneté active et participative.

Enfin, en plus d’engagements évidents sur le comportement exemplaire que doit avoir un-e élu-e qui promeut la 6ème République, la Charte rappelle que France Insoumise reprend le fil originel de ce que voulait être le FDG en mettant en place des structures d’adhésions directes permettant à toute personne, appartenant ou pas à un parti, de peser dans les processus de décisions collectives. D’où le lien et le travail entre des assemblées citoyennes de circonscription formées pour l’occasion et un comité électoral national. Il sera représentatif de ce qu’est la campagne de France Insoumise. Cette méthode a été jugée par l'équipe de direction de campagne de France Insoumise, les composantes de l'espace politique et notre candidat comme le seul moyen de garantir que soit réellement respectée une stricte parité des candidatures, la diversité sociale du pays et la diversité politique des signataires de la France Insoumise. 


Commentaires

Quand sera clos le dépôt de candidature de la France insoumise ?

Bien pensé et rassurant pour nous tous. Avec tout de même une petite question : dans votre délégation, y a-t-il des membres de la France insoumise encartés nulle part, ou tous sont-ils adhérents d'un parti comme le PG ou la NGS ? Merci pour votre réponse. Marie Labat, membre du groupe d'appui de Limoges;

Que Le Pg s'aligne à France insoumise avant sa dissolution est assez logique. Mais l'addition de diktats ne produit pas un rassemblement. Par ailleurs l'histoire du groupe à l'assemblée s'écrit depuis 2007 et elle est bien différente de ce que tu raconte , SUR Bien des thèmes y compris la politique internationale comme les débats nationaux.De cela mon ami Marc Dolez peut en témoigner comme également certaines positions du PG d'alors...Le FDG n'a pas répondu à toutes mes attentes mais il n'est pas la caricature que tu dessines.

Il est étonnant qu'aucune condition relative au cumul des mandats n'ait été mentionnée dans cette charte pour la désignation des candidats aux législatives. Mais peut être est ce dû au fait que le texte ci-dessus ne soit qu'un résumé.

Et bien pour le communiste insoumis que je suis cela me convient. C'est clair pour le peuple ,cohérent et honnête. Que tous les candidats-e soient rattachés à la même étiquette politique, que cela fait du bien! Une fois élue-e , la discipline de vote du groupe comme l'alpha et l'oméga,encore une bonne chose.. Et si notre camarade Chassaigne n'est pas content, les trois mille communistes encartés que nous sommes aux Insoumis ,et davantage en sympathisants-e j'en suis persuadé..,nous serons dans l'obligation de nous passer de ses services. Dommage, parce qu'il fait également du bon travail,mais là ce n'est plus le même refrain,ce ne sont plus les caciques de son genre qui dirigent la musique,c'est l'ensemble d' un mouvement avec en son sein des engagements différents,mais tous unis pour une rupture totale avec le libéralisme,et le "social- libéralisme",afin des'orienter vers une planification écologique de grande envergure ou la place du nucléaire sera totalement revue...Voilà cher Dédé, j'espère que notre parti va éviter d'être "gourmand". Par ses errements passés ,sa mauvaise foi présente.., il n'en a plus les moyens,puisse t-il être être à la hauteur de la situation politique et de son rapport de force??

Mon soutien est critique,l'entrée c'est tenter une sortie concrète de NuitDebout. ND par certain côté semble intéressant, c'est à dire rebattre les cartes. Pour l'instant le seul candidat crédible pouvant gagner s'il parvient rapidement à 20% au premier tour, 200000 appui-soutiens et désigner les 577 candidats notamment outre-mer pour avoir une tête de pont boostant par son implication la campagne et fédérant plus facilement les groupes d'appui existants. Deux aspects m'intéressent la nouvelle république et l'écart de 1 à 6 ou 12 des salaires. Ces deux chantiers déterminent pour beaucoup le reste. Il faut de bon candidat ou bonne candidate avant le catéchisme sur l'équité, si on veut gagner.

Où pouvons-nous lire ladite Charte politique ?

Bonne clarification. Sur l'incapacité des députés du Front de gauche à ne pas finir en électrons libres, rappelons-nous le vote de l'état d'urgence ! Nul doute que la discipline qui est à l'étude aurait évité cela, ou du moins aurait-il pu y avoir discussion au niveau des citoyens à travers les poles d'appui.

Eric je suis de retour de lille; les groupes d'appuis du Rhône sont en train de mettre la dernière main à un processus de désignation des candidats qui ne pourra pas se faire sans nous. Pourrais-tu s'il te plaît nous envoyer la chartre dont les dirigeants du PCF vont connaître le contenu avant nous ? via Andréa kotarac par ex philia

Bonjour, J'espère que le PCF va rejoindre le mouvement au lieu de s'en aller sur la voie des primaires de la gauche qui n'en est plus ! En tout cas bravo et merci d'avance pour tout ce que vous faites M. Jean Luc Mélenchon avec votre équipe pour le désir de changer tout ce système complétement "pourri" ! 2 Bayonnais convaincus depuis 2012 !

Merci pour ce rapport d'étape sur la charte qui éclaircit des points qui inquietaient certains copains communistes au regard d'arguments pas toujours bien intentionnés de certains de leurs dirigeants. nous allons sur le terrain pouvoir argumenter et leur démontrer que non seulement il n'y a pas de volonté de FI de mettre en difficulté les finances des partis engagés sous le label commun et le programme Avenir en commun . mais au contraire que chaque parti à tout à gagner de la dynamique citoyenne ainsi créée. Concernant la représentation France Insoumise je me permet toutefois une remarque, (ces questions ont peut être été abordées à Lille? ) sur la place des Insoumis non encartés - dans le processus en cours de désignation des candidats dans les circonscriptions : faire en sorte que le mouvement ne soit pas juste là pour valider à posteriori une liste globale pour l'établissement de laquelle il ne se sentirait pas impliqué - dans les délégations du pôle politique : comment intégrer des insoumis (tirés au sort?) pour ne pas rester dans l'entre soi des directions de partis et innover aussi dans ce domaine en améliorant la transparence. .

Le blog d'Eric COQUEREL est particulièrement instructif de la démarche politique proposée en vue des présidentielles et des législatives. Où quand et avec qui cette fameuse charte a t elle été discutée ?Etant plutôt attentif à la vie politique de mon département, a aucun moment les militants d'une gauche alternative n'ont été invités à en débattre publiquement J'en conclu que cette charte n'est quel' émanation du PG rebaptisé pour 2017"France insoumise" Deuxième remarque,E Q indique que les législatives sont particulièrement liées à la présidentielle. Comment des partisans de la 6 eme république pourraient se soumettre à un tel principe qui fixe dans le marbre la dictature d'un présidentialisme que nous avons toujours combattu Troisième remarque: les futurs parlementaires devraient se soumettre au mandat fixé par le président ou tout au moins par la France insoumise. Cette marque de défiance est un recul grave. Les élus ont à rendre des comptes au peuple qui les a élus pas à un chef suprême D'ailleurs quels reproches peut on faire aux parlementaires du Front de gauche qui ont combattu toutes les politiques régressives du gouvernement socialiste, qui ont soutenu toutes les luttes des salariés et engagé des combats exemplaires contre la fraude fiscale,contre les expulsions, les contrôles au faciès,pour l'amnistie des syndicalistes... Enfin dernière remarque,le financement de la campagne fine un curieux sentiment de cuisine politicienne bien loin du renouveau des pratiques politiques. Au final,difficile de créer une dynamique de changement avec une démarche aussi étroite et corsetée

Pleinement d'accord sur l'esprit de cette charte. Peut-on imaginer par ailleurs de protéger l'appellation "France Insoumise" de la tentation de l'utiliser comme ce fut le cas pour "Front de Gauche" lors des alliances à géométries variables pratiquées ces 3 dernières années pour un piètre résultat?

Je ne suis bien d'accord avec tout cela parce qu'une organisation forte permettra de la lisibilité et de l'efficacité. Dans cette période difficile et troublée, soyons responsable, lucide et entreprenant........Éclairons l'avenir ! Après les "Révolutionnaires de 1789", les "Misérables de 1860", les "Communistes de 1945" ........ Soyons "les Insoumis de 20173. M.V.

C'est un événement politique de grande importance qui démonte la grande justesse de l'orientation prise par le mouvement France insoumise. Le PCF peut changer de choix, c'est souhaitable pour lui, pour sa survie politique, c'est important pour toute la France insoumise et permet d'imaginer non seulement une victoire en 2017 mais une majorité absolue à l'Assemblée nationale avec la suite logique :changement radical de politique avec la convocation d'un processus constituant pour aboutir à une 6e République. Bravo en tous cas !

Bonsoir, nous les insoumis, soutenant le principe de souveraineté populaire tel que défendu par le candidat Jean-Luc Mélenchon, demandons également que soient validées après débat et vote par les groupes locaux les candidatures aux législatives présentées au titre de la France Insoumise. Cela semble un minimum quand on a l'ambition de changer la politique et de remobiliser des millions d'abstentionnistes. En clair nous voulons nos candidats, issus de nos quartiers, villes et départements. C'est la seule voie pour une campagne victorieuse et l'assurance d'une ligne politique suivie durant le mandat. A défaut d'une pratique réellement démocratique des investitures, il deviendrait difficile de se réclamer de pratiques nouvelles, de mobiliser les électeurs et d'obtenir l'investissement des groupes d'insoumis dans la campagne.

Il m'apparait que la publication sur ton blog de l'information concernant la charte est une erreur. C'est sur le site JLM 2017 que nous aurions du trouver cette proposition. Attention à ne pas retomber dans les travers qui ont conduit le FdG au désastre. C'est aux signataires de la France Insoumise de donner en premier lieu leur sentiment sur ce qui concerne les législatives, la charte et les propositions de candidatures. Attention les amis, la voie est étroite et la moindre erreur se paiera cash. On ne peut pas déclarer que le vieux système a failli et est rejeté et poursuivre les pratiques qui ont failli.

Bravo monsieur C'est clair. Simple à comprendre et très concret. Ça donne à des gens simples comme moi la sensation de comprendre ce qu'est la vraie politique citoyenne. Merci beaucoup.

Un élu de la France insoumise ne peut reprendre une fois l'élection passée son autonomie et décider de ses positions, tout seul, ou en suivant les décisions de son parti ! Il a été élu par un ensemble de citoyens , il les représente et donc, il doit agir en conformité avec le programme qu'il soutenait lors de son élection, l'Avenir en commun, et pendant la mandature, il doit suivre les décisions de la majorité des signataires de la France insoumise, .

Comme le disait en son temps le camarade Boileau-Despréaux, "ce qui se conçois bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément3. Qu'en voilà ma foi une belle illustration !

J'apprécie ces éléments mais j'aurai souhaité que la version en cours de débat de la charte soit rendue publique. Dans la cacophonie ambiante cela aurait été mieux. Par ailleurs, comme participant à la convention de la FI à Lille je ne me souviens pas que cette question ait été abordée et comme communiste insoumis je préfère les information détaillée même si j'apprécie les commentaires. Et dans tous les cas j'ai pris de mauvaises habitudes, j'aime donner mon avis.

Réponse à Villanova Ricardo. Bonjour. Je ne sais pas. ce sera décidé au niveau de France Insoumise et non d'une de ses composantes. Je pense que vous aurez des nouvelles via la plateforme jlm2017

Réponse à Marie Labat : Oui bien sur, sur les plus de 130 000 signataires il y a une majorité de non encartés dans un parti et certainement aussi dans les groupes d'appui

Réponse à Roland Muzeau. Bonjour Roland. Dans cette note je ne critique évidemment pas toute l'action du groupe et a fortiori de tous ses députés. Bien sûr que sur une grande majorité de votes nous nous sommes retrouvés dans votre action. Je réponds à une autre caricature sur ce thème, celle d'André Chassaigne comparant notre volonté d'une coopération politique entre des élu-e-s et le mouvement dont ils sont issus au Kominterm... Or il faut aussi que tu entendes que sans parler d'un groupe aux ordres, ce manque de travail en commun entre le groupe et le FDG, depuis que celui-ci a présenté des députés et donc eu des élus soit à partir de 2012, n'a pas été satisfaisant pour beaucoup de ses composantes. Qui plus est je suis d'accord avec toi, pour en avoir été quand même un des artisans, le FDG a connu de belles heures lorsqu'il a été l'outil du rassemblement de notre espace politique et un vrai progrès. Mais je n'ai pas attendu FI pour juger de façon critique la manière dont il a évolué, ou plutôt régressé, depuis 2012. Il me semblait d'ailleurs que tu avais partagé un certain nombre de ces critiques. En espérant se retrouver rapidement. amicalement.

Réponse à Henri Fiori : oui c'est pour cela

réponse à Pier 7. Je crois que sa version provisoire, de travail sera publié sur le site ilm d'ici la fin de la semaine.

réponse à JOSSO Joël : en fait Manu Bompard avait évoqué ce travail à Lille lors d'une de ses interventions. Elle a été aussi issu des synthèses des ateliers sur le thème. Elle va être rendue publique et n'en est qu'à l'état de projet susceptible d'évoluer au fil des discussions. tu as raison question avis...

Réponse à Francis. Je suis un signataire de France Insoumise. Tu comprendras donc, qu'à minima comme touts signataires, je peux choisir de m'exprimer a fortiori quand il s'agit de répondre à une déformation, celle de Chassaigne, d'un des textes de notre campagne. Tu remarqueras que d'autres blogs d'animateurs de FI ont déjà commenté tel ou tel aspect de la campagne sans passer par le site jlm. Est-ce que cela poserait spécialement un problème parce que je suis responsable du principal parti qui soutient la démarche, et qui a annoncé qu'il avait pour vocation à se dépasser dans un mouvement plus grand ? Là encore je ne vois pas pourquoi. Jean-Luc s'est déclaré candidat hors parti et non contre les partis je te le rappelle. Pour ma part si je regarde le travail du PG (qui est à sa manière un collectif de citoyens désireux de s'organiser ensemble) depuis sa naissance je ne vois pas en quoi nous aurions tant à rougir que nous ne pourrions nous exprimer dans le cadre d'un mouvement auquel nous apportons sans aucun esprit boutiquier tous nos efforts militants. Plus largement nous construisons un nouvel objet, à la fois se donnant le maximum de moyen pour permettre à chacun d'agir et de s'exprimer (des signataires via les réseaux sociaux, des groupes d'appui, bientôt des assemblées de circonscriptions) mais reposant aussi sur des cadres adaptés à la réalité de ce qui fait cette campagne et qu'il serait une manipulation de cacher : il y a notamment une direction de campagne, un collectif opérationnel, des camarades qui ont travaillé sur le programme, un espace de lutte et donc, pour tenir compte de la réalité de collectifs militants, partis constitués ou pas, qui sont en tant que tels dans cette campagne, un espace politique tout comme il y aura une commission nationale de campagne. Il y a donc des impulsions qui sont données. Le rôle de ces différentes structures varie évidemment selon les thèmes. L'espace politique a ainsi travaillé sur cette charte avec le candidat, la direction de campagne, à partir de la synthèse des ateliers de la convention. A un moment nous pouvons aussi juger collectivement de qui, en fonction justement des textes, est à même de répondre ou de les expliquer. Pour la charte notre candidat m'a demandé de m'acquitter de cette tache. J'ai accepté cette responsabilité. ce n'est ni de l'ancien, ni du nouveau monde, c'est une contribution à un travail d'ensemble. On peut peut-être juste juger s'il est utile ou pas ? Par contre je te rejoints sur la nécessité, dès lors que des versions de travail circulent et que nous devons du coup les commenter, de la nécessité de la publier sur le site jlm2017 ce qui va, je crois être, fait.

Réponse à Christian Favier Cher Christian Merci tout d’abord d’avoir pris la peine de lire ma note et de la commenter. Comme je l’ai fait pour Roland Muzeau, je tiens donc à te répondre fraternellement. Première question : où et quand cette charte a été discutée ? Parce que tu n’as pas a vu de militants de la gauche alternative en discuter dans ton département, tu conclues qu’elle n’est en fait que l’émanation du PG. Je pourrais te répondre que la plupart des propositions de texte du FDG, y compris son programme l’Humain d’abord, et tu le sais bien, ont été élaborés entre les dirigeants des partis du FDG avant de trouver leur validation dans nos organisations respectives. Sans donc que dans tout le pays des collectifs de militants ne s’en emparent. Il en a été différemment pour cette charte qui, je te le rappelle, ne vient ni d’un parti, ni d’une organisation mais d’une campagne qui a des caractéristiques propres et inédites. Ce texte a donc déjà été discuté et travaillé par la coordination de campagne notamment en fonction des conclusions des ateliers qui ont eu lieu sur ce thème lors de la convention de Lille qui a réuni 1000 personnes sans oublier les contributions envoyées sur la plateforme Internet. Ensuite, parce qu’il était important que ce texte reçoive l’avis du maximum de sensibilités présentes dans FI, il a également été travaillé au niveau de l’espace politique, cadre de la campagne qui réunit organisations et courants politiques. C’était indispensable car nous étions alors certains que ce projet anticiperait ainsi les préoccupations que peuvent se poser des communistes, des militants d’Ensemble, d’anciens socialistes de NGS, du PG. L’objectif n’est pas en effet d’imposer un diktat à quiconque, d’ailleurs nous savons que ce serait impossible et tant mieux, mais d’avancer avec le plus grand nombre dans un objectif et une forme de campagne qui est en train de faire ses preuves même si comme toute nouveauté elle est évidemment perfectible. Raison pour laquelle ce document a déjà évolué et qu’il peut encore se clarifier si nécessaire dès lors que chacun entendra contribuer sincèrement à enrichir et faire fructifier le cadre collectif existant. Nous l’avons présenté mercredi à une délégation de ton parti dans l’espoir d’un retour même si, tu le comprendras bien là aussi, on ne peut demander à FI de recommencer à zéro tout le travail entrepris depuis des mois et qui porte ses fruits. Crois-moi j’aurai préféré que nous ayons avancé tous ensemble sur cette voie ce qui te permettrait de savoir de l’intérieur comment tout cela se construit et non le juger négativement de l’extérieur. Mais je suis sur, te connaissant, que cela peut évoluer en échangeant ce type d’arguments. Enfin, pour finir de répondre à ta première question, ce texte sera soumis, comme tous, à l’approbation des signataires. Sur ta deuxième remarque. Il me semble au contraire que lier les deux élections est l’assurance du rôle prédominant que nous comptons donner au parlement en cas d’élection. Nous regrettons tous le caractère monarchique de la 5ème République mais ce n’est pas au président du CG du Val de Marne que j’expliquerai qu’on essaie de gagner les élections dans les modalités qui se présentent réellement à nous et non celles que nous souhaiterions organiser. Mais pour des partisans d’une république parlementaire convenons qu’il serait curieux d’élire un homme et non avant tout le programme qu’il porte. Et si nous élisons d’abord un programme, il est normal qu’il soit aussi porté par les parlementaires élus pour l’appliquer. A moins de penser que nous ne serons jamais capables de faire élire un candidat correspondant au projet alternatif que nous portons et dans ce cas évidemment on comprendra que ce couplage n’a pas autant d’importance. Tu auras compris que ce n’est pas notre cas et que nous partons dans l’objectif de rendre majoritaire notre projet. Troisième remarque. Où a-t-on écrit que les députés devaient se soumettre au mandat fixé par le président ? Ce n’est pas ce qui est écrit. Il est demandé de se conforter au programme, donc aux engagements devant les citoyen-ne-s que nous auront porté. Soit exactement ce que nous reprochons, par exemple, à François Hollande de ne pas avoir fait. Je suis là aussi certain qu’une fois que tu auras lu réellement ce qui est écrit nous nous rejoindrons sur cette exigence. Il ne me semble pas par ailleurs que les composantes du FDG aient mégotté pendant cinq ans sur les satisfécits accordés aux parlementaires issus de notre campagne de 2012 et même nous n’avons pas, quand nous étions en désaccord comme sur le vote sur l’état d’urgence, mis très en exergue nos critiques (je remarque qu’il n’en a pas toujours été de même du président du groupe vis-à-vis de celui qui fut notre candidat commun). Pour autant il n’est pas exagéré de demander une coopération, des échanges entre les élus et non un chef suprême mais ceux qui auront fait leur campagne même si bien sûr, avant tout, les premier ont des comptes à rendre au peuple qui les a élus. Or ce n’est pas ce qui a été fait pendant cinq ans du coup nous pensons mieux que la charte le formalise. Là encore je t’invite à lire ce qui est réellement écrit dans la charte et non les commentaires volontairement caricaturaux qui en ont été faits pour peut-être éviter que vous ne vous y intéressiez. Quatrième remarque. Sur les finances. Avoir de nouvelles pratiques politiques n’empêchent pas, au contraire, de mettre en discussion non de la cuisine politicienne mais le financement public des partis. Là encore pourquoi le cacherions nous ? Est-ce honteux ? Non c’est un bien. Bien sûr qu’il s’agit d’une des préoccupations dès lors que le fonctionnement des cadres collectifs que sont les partis en dépendent. Et il se trouve que cela a des incidences sur la visibilité électorale d’un mouvement. Nous ne voulons pas rééditer l’éclatement du FDG le soir des élections et cela passe par une étiquette commune. Pour autant, et là encore il serait malsain de considérer que cela devrait rester dans l’arrière-boutique des partis, il est normal de proposer une méthode redistributive pour assurer une autonomie financière aux partis désireux de garder leur indépendance après les élections. La charte ne l’aurait pas prévu cela aurait constitué un casus belli pour le PCF et tous ses membres et peut-être d’autres. Ce n’était pas l’objectif d’où cette partie financière. Voilà, j’espère sincèrement avoir répondu à tes interrogations, et te prouver, car ce n’est vraiment pas le but, que FI n’a rien d’une « démarche étroite et corsetée » et que tu y as, comme tous tes camarades, toute ta place comme l’ont déjà trouvé beaucoup de communistes.

Caricature ? triste réalité plutôt. Camarade, tu y vas aussi fort que Marc Dolez que tu cites, tu parles "d’addition de diktats", lesquels ? pourquoi Marc est parti en décembre 2012, après les présidentielles, du PG, c'est lui qui le dit : "Mes divergences portent sur l’analyse de la situation politique et sociale ainsi que sur les conséquences à en tirer en termes de stratégie. Je ne crois ni à la thèse des deux gauches irréconciliables ni au mythe du recours et je regrette que l’outrance du verbe rende souvent inaudibles nos propositions sur le fond." Qui avait raison Marc ou Jean-Luc sur la situation politique et sociale, "les deux gauches irréconciliables" ne sont-elles toujours qu'une soit disant thèse, la stratégie c'est les primaires ? je passerai sur "le mythe du recours" et "l'outrance du verbe", c'est beau comme du Chassaigne. Enfin tu parles du groupe "FDG" qui n'a jamais existé ni à l'Assemblée Nationale, c'est le Groupe Gauche démocrate et républicaine, ni au Sénat, c'est le Groupe communiste républicain et citoyen, pas " de Front de Gauche" dans la dénomination, d'ailleurs tu parles de 2007, erreur chronologique, puisque le "Front de Gauche" est né, aux forceps, vous vouliez faire des fronts et pas un front, en 2009. Enfin adhérent du PG, mon parti ne "s'aligne" pas sur la France Insoumise, il y adhère et y travaille avec joie et enthousiasme, et tout le monde est bienvenu à condition de respecter des règles collectivement décidées; à toi et tes amis d'en juger l'intérêt. Fraternellement

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